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Le projet
« Au printemps 2006, Dominique Roy, sachant que je me passionnais pour la facture d’orgues, est venu, en Normandie, visiter mes modestes réalisations et me demander si j’acceptais de construire un instrument pour l’association « Art, Culture et Spiritualité ». N’étant pas facteur d’orgues, je lui ai exprimé un refus catégorique ! Peu après, le Père me contactait à nouveau pour reformuler sa demande. Devant une telle insistance, je lui fis une proposition : « trouvez deux bons bricoleurs habiles et acharnés, je leur ferai partager mon expérience acquise depuis de nombreuses années, ils fabriqueront l’instrument, j’assurerai la maîtrise d’œuvre et je prendrai en charge les réglages et l’harmonisation… » La conclusion de cette aventure est, évidemment, l’instrument lui-même mais surtout un merveilleux partage d’amitié et de passion. »
Joseph Hamel
- Description de l’orgue
C’est un petit instrument de taille très réduite, facilement transportable, idéal pour le continuo dans un ensemble vocal ou instrumental. Il comporte un jeu de Bourdon 8’ et un dessus de 4’ ouvert. La tuyauterie est en bois. L’orgue est construit sur une structure métallique en acier profilé qui assure la légèreté et une bonne rigidité pour le transport. Le soubassement de l’orgue est détachable et contient le dispositif de régulation de la pression du vent. Le ventilateur est disposé dans une boite que l’on pose à côté de l’instrument. Les dimensions de l’orgue sont les suivantes : L=0,80m, H=0,75m, P=0,40m. Il n’y a pas de buffet, ce sont les tuyaux qui constituent l’élément décoratif.
Le clavier possède quatre octaves, la première est une « octave courte » (*). La tuyauterie est portée par deux petits sommiers, l’un porte les 21 tuyaux des basses de bourdon, sans registre, l’autre porte les 26 dessus de bourdon, également sans registre ainsi que les 26 dessus de 4’, disposés sur une chape avec registre. Le tirage de ce demi jeu est effectué au pied par un petit levier à déplacement horizontal.
Il y a donc 73 tuyaux, 47 bourdons et 26 dessus de flûte de 4’
(*) L’octave « courte » était très répandue dans la facture italienne ou espagnole aux XVIIème et XVIIIèmesiècles, elle ne comporte que 8 touches au lieu de 12 (pas de do#, de mib,de fa# ni de sol#, cela « évite » 4 gros tuyaux et permet de réduire considérablement l’encombrement de l’instrument.
Photographies de Dominique Roy :








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